Brèves Cinezic N °9

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Les brèves de Cinézic : l’actualité du film musical. N° 9. Mars 2020.

Edito :

Ce mois-ci un édito. C’est inhabituel et provoqué par les circonstances.

Cinéziciennes et Cinéziciens, amoureux du film musical, ami(e)s tout simplement. La crise sanitaire nous a trouvés en pleine préparation de la 5ème édition de Cinézic. Et c’est avec des projets et des idées plein la tête que nous nous acheminions vers Novembre. Comme pour tout le monde, les circonstances sont venues perturber notre enthousiasme : pourtant nous savons qu’après l’annulation du festival de Cannes et de nos cousins bordelais de Musical écran tous les regards du monde cinématographique sont tournés vers Vernoux… Mais arrêtons de plaisanter (un moment), autour de nous des gens en souffrance, des personnels bousculés, des fins de vie dramatiques. Une pensée forte pour notre vice-présidente Roselyne qui, avec ses collègues de l’EHPAD Beauregard, est en première ligne.

Si nous avons bien avancé sur les programmations possibles, beaucoup d’autres dossiers sont en panne. Difficile de préparer en ce moment une animation à l’EHPAD. Pouvons-nous courir après les sponsors au moment où ceux-ci sont confrontés à des problèmes plus importants ? Pour l’animation scolaire, nos interlocuteurs éducation nationale ont d’autres préoccupations ; les clubs d’ados sont en suspens ….. Et nous ne savons toujours pas quelle sera la situation à la rentrée prochaine.

Mais ce que nous pouvons vous dire, c’est que nous sommes prêts et que nous continuons l’aventure Cinézic avec les moyens du bord.

Nous sommes prêts à vous concocter dès le retour à une situation normale une édition Cinézic enrichie.

Nous sommes prêts à nous rabattre sur un week-end cinéma avec une programmation superbe si la situation l’impose.

Nous sommes prêts, le cas échéant, à nous servir de cette pause pour revenir en 2021 avec encore plus d’idées.

Car nous avons encore beaucoup de bons moments à passer ensemble.

Prenez soin de vous et à bientôt.

L’équipe de Cinézic.

Les pépites du passé : « un été sauvage » (le temps fou) Film franco-italien réalisé en 1969 et sorti l’année suivante sur les écrans. Drame. 95 mn de Marcel Camus.

N é en 1912, Marcel Camus se frotte au théâtre dans un stalag de prisonniers de guerre pendant la seconde Guerre mondiale. Il se tourne ensuite vers le cinéma, réalise en 1957 « Mort en fraude » sur la Guerre d’Indochine puis « Orfeu Negro » en 1959, adaptation du mythe d’Orphée et Eurydice, transposé dans une favela brésilienne, film qui lui vaut un succès international, César et Oscar. Il figure alors dans le cinéma de la nouvelle vague au côté de F Truffaut, J-L Godard et bien d’autres. Après 1965 il s’oriente vers un cinéma plus commercial (« Le mur de l’Atlantique » avec Bourvil). C’est dans ce cadre-là qu’il faut situer le film « Un été sauvage » pour la réalisation duquel il est assisté par Alain Corneau.

Synopsis :Serge dépose à Juan-les-Pins une auto-stoppeuse, Sylvie, qui rejoint la « bande à Théo », formée d’étudiants, d’ouvriers, tous jeunes, tous fauchés, improvisant leurs vacances au jour le jour. Parmi eux, Serge rencontre Helle, un jeune fille discrète, dont il tombe vite amoureux, mais qu’il ne pourra conquérir qu’après avoir réglé ses moult problèmes avec de bien mauvaises fréquentations. Pas de quoi casser trois pattes à un canard si ce n’est pour la restitution de l’ambiance de l’époque, intégrant un beau défilé de la mode balnéaire de la fin des années 60.

Là où cela devient intéressant c’est que le film s’inscrit dans un contexte très musical : La bande originale est signée par Nino Ferrer qui tient un des rôles principaux (trépidant, virevoltant sans cesse) et chante dans le film « Mamadou mémé » et « La rua Madueira »au côté de Daniel Beretta et Richard de Bordeaux. Arrêtons-nous un instant sur ces deux personnages.

Daniel Beretta ( Serge dans le film) comédien, acteur, chanteur, est tombé très jeune dans le milieu de la chanson. Après un passage au petit conservatoire de Mireille, il rencontre Richard de Bordeaux. Ce couple de jeunes dandys excentriques va défrayer la chronique et effrayer l’opinion : leur titre « La drogue », très incitatif, est rapidement interdit d’antenne. Ce titre est interprété dans le film par un Richard de Bordeaux déguisé. Bref, on est à mi-chemin de l’underground psychédélique et du show biz. Après le film « Un été sauvage », Daniel Beretta sera Jésus Christ dans la comédie « Jésus Christ superstar » avant de doubler la voix d’Arnold Schwarzeneger pendant que Richard de Bordeaux compose la campagne publicitaire « l’enzyme glouton ». Le tableau ne serait pas complet si nous oublions de citer les passages en fil continu mettant en scène le célèbre contrebassiste de jazz Barre Philips et son instrument, et l’intervention de Pierre Perret. La regrettée Juliet Berto et Jessica Dorn, en duo de charme, complètent le tableau.

Plus distribué le film est introuvable y compris sous format DVD. Une mauvaise copie est accessible sur You tube :

« La drogue » par Daniel Beretta et Richard de Bordeaux : https://www.youtube.com/watch?v=wfxnmQoJ4UU

et puisque nous voilà plongés dans l’underground un peu déjanté de la fin des années 60 je ne résiste pas à vous livrer « Psychose » : https://www.youtube.com/watch?v=jmhgJikEE3U

Dans un premier projet Marcel Camus avait confié la bande originale du film alors appelé « Le temps fou » à Marion Brown, saxophoniste de renom, artisan des débuts du free jazz où il travaille avec Arshie Shepp ( album « Fire music » ) et John Coltrane (album « ascension » ). Il travaille aussi avec Barre Philips ce qui explique peut-être la présence de ce dernier dans le projet final du film « Un été sauvage » après abandon partiel du travail de Marion Brown. Le film conserve néanmoins un morceau du musicien, significatif des courants jazz de l’époque.

Le pianiste Jonathan Jurion a rendu un hommage appuyé au travail de Marion Brown dans l’album « Le temps fou » sorti en 2019 et tout à fait admirable : https://www.youtube.com/watch?v=8kcGPAYb22Q

Au fil des bobines

Une rubrique destinée à suivre un musicien (ou un groupe) au fil de ses interventions cinématographiques. A tout seigneur tout honneur, commençons par Bob Dylan.

«  Madhouse on castle street ». 1963. Royaume Uni. Ne cherchez pas : ce film avec le jeune Bob Dylan a complètement disparu sans laisser de trace, effacé par la BBC en 1968. En 1962, un producteur de la BBC, Philip Saville, séduit par ce jeune chanteur folk aperçu sur une scène de Greenwich village lui propose de venir tourner un film en Angleterre aux côtés de l’acteur David Warner. Ce sera le premier voyage hors de l’Amérique du nord de la future star.

Synopsis : Un jeune homme décide de se retirer dans son logement jusqu’à ce que le monde change. Sa sœur et ses voisins tentent de le sortir de là. Le film est rythmé par les chansons de Bob dont le tout neuf« Blowin in the wind ».

En cherchant bien on retrouve quelques rares traces audio de cette prestation, notamment « Blowin in the wind » mais d’une qualité assez décourageante.

«  Festival » 1967. Murray Lerner. USA. Murray Lerrner s’est fait le spécialiste des prestations filmées de musiciens dans le cadre de festivals. Vous trouverez des films sur le festival de l’île de Wight (Message to Love – 1995), sur Jimi Hendrix à l’Isle de Wight, (Blue white angel – 2002), The who (Listening to you- 1996) , Emerson Lake and Palmer (The birth of a abnd – 2006), Jethro Tull (Rien n’est facile – 2005). D’autres sur l’histoire des Who, sur Miles Davis (Miles electric, the different kind of blue – 2004) ou encore sur le violoniste Isaac Stern en Chine (doc primé à Cannes).

Dans le film « Festival », Murray Lerner revient sur les quatre éditions du festival de Newport de 1963 à 1967, illustrant le passage de flambeau entre la vieille génération des folkeus et bluesmen (Son House, Mississippi j.Hurt, Howlin’ wolf, Odetta, Pete Seeger) et l’éclosion des nouvelles têtes du folk : L’occasion de croiser Bob Dylan, Joan Baez, Peter Paul and Mary, Buffy Sainte Marie, Judy Collins (la judy blue eyes de Stephen Stills), Donovan, Richard et Mimi Farina (la petite sœur de Joan Baez). Un passage qui ne va pas sans accrochages tel celui qui opposera Bob Dylan à son Mentor Pete Seeger lorsque le jeune artiste électrifiera sa guitare aux côtés de Mike Bloomfield. Pas le temps de s’ennuyer donc dans ce film qui traduit le talent de Lerner propre à filmer la musique avec distance et respect des artistes. C’est aussi un document sur tout un mouvement social en train de naître dans les années soixante. Scorsese ne s’y trompera pas qui reprendra de larges extraits de ce film dans « No direction Home : Bob Dylan ».

Une belle critique éclairante sur ce film sur Point culture (avec quelques extraits. Ah! l’introduction du jeune Bob Dylan par Pete Seeger !!!): https://www.pointculture.be/magazine/articles/critique/murray-lerner-festival-dvd/

Attention, le film est disponible en DVD mais en zone 1 et en version anglaise uniquement.

Le même Murray Lerner reprend son matériel et développe sa vision du jeune Bob Dylan dans « The other side of the mirror : Bob Dylan at the Newport folk festival » paru en 2007.83mn, essentiellement composé par des chansons en direct. Toujours sur les éditions de 1963 à 1965 du célèbre festival folk, là où Bob Dylan électrifiera sa guitare en 1965 non sans mal avec son public et ses collègues. 1963 voit l’éclosion du jeune Bob Dylan, encore emprunté et parrainé par Joan Baez. 1964 est l’année de la consécration. Devant l’intensité des rappels, Bob Dylan a de la peine à quitter la scène. 1965 c’est la maturité mais aussi la transgression. Dylan est en voie de starification, avec un visage plus tendu : le soir il arrive sur scène avec Mike Bloomfield à la guitare et Al Kooper à l’orgue pour un set électrique qui fait gronder le public. Dans les coulisses le ton monte avec Pete Seeger qui fait le coup de poing avec Grossman le producteur de Dylan. Pour le coup ce grand bonhomme de la chanson contestataire fait preuve de raideur et d’intolérance. Autre innovation, si « Maggie’s farm » s’inscrit encore dans une veine contestataire sur l’Amérique conformiste des sixties, en passant à « Like a rolling stone », l’écriture dylanienne a changé , plus intimiste et imagée, plus poétique et moins directement engagée. Devant un public désemparé, Dylan revient et termine son concert avec deux perles acoustiques « Mr Tambourine man » et « It’s all over now babyblue ».

Le film en version anglaise : https://ok.ru/video/212689488405

Ce DVD est disponible dans la vidéothèque de Cinezic (prêt de Françoise et Jean Pierre).

L e matériel accumulé par Murray Lerner sera largement exploité par l’œuvre de Martin Scorsese consacrée à Bob Dylan : « No direction Home : Bob Dylan ». 2005. 208 mn soit 3h30 de documents extraordinaires retraçant la vie de l’artiste. Un document fleuve réalisé par Martin Scorsese, géant du cinéma mondial, collectionneur de prix et de récompenses (Oscars, Césars, Lion d’or…. Présidence de jury…), accumulant les succès : Taxi Driver, Les affranchis, Gang of New york, Raging Bull, La dernière tentation du Christ, travaillant avec Robert de Niro, Léonardo di Caprio, John Turturo…. Scorsese s’est souvent frotté au film musical : « New York, New York » avec Vincente Minelli, « Living on the modern material » sur George Harrisson en 2011. Il est particulièrement attiré par la personnalité de Bob Dylan qui intervient dans trois de ses films dont le fameux « No direction home » de 2005. Le film porte sur les débuts de la carrière de Bob Dylan, centré sur la période 1961, date de son arrivée à New York, à 1966, au moment de son « accident de moto » (dont certains pensent qu’il n’est qu’un alibi pour s’enfuir). La notion d’engagement, l’évolution du style musical du folk au rock sont au cœur du film dans lequel on croise de nombreuses célébrités sources d’inspiration ou membres de son proche environnement : Joan Baez, Suze Rotolo, Allen Ginsberg, Al Kooper, Dave Van Ronk, Maria Muldaur, D.A. Pennebaker.

La bande originale du film a fait l’objet d’une édition dans le cadre des « Bootleg series »

La scène culte finale dans laquelle Bob Dylan fait face à ses détracteurs en interprétant « Like a rolling stone » : https://www.youtube.com/watch?v=znrlLDG0ynU

Ce DVD est disponible dans la vidéothèque de Cinezic (prêt de Françoise et Jean Pierre).

Difficile de parler de Bob Dylan et de Scorsese sans dire un mot de « The Last Waltz » («  La dernière valse ») sorti en 1978, 1h56 mn, et considéré comme le meilleur film de concert du cinéma. Le film ne porte pas vraiment sur Bob Dylan qui y fait une apparition incontournable, mais sur le groupe « The Band » et son leader Robbie Robertson. Mais voilà, difficile de parler du Band sans évoquer Dylan avec qui le groupe joue à la fin des années soixante, période difficile dans laquelle The Band doit essuyer les mouvements de mauvaise humeur de la partie du public qui n’accepte pas le changement de style musical. Le film, tourné au Winterland ballroom de San Francisco en 1976 constitue le concert d’adieu du groupe et est l’occasion de voir sur scène une pléthore de grandes vedettes jouant avec the Band : Bob Dylan bien sûr (pour deux chansons) mais aussi Eric Clapton, Joni Mitchell, Stephen Stills, Muddy Waters, Ringo Star, Neil Young, Van Morrison.

« Baby let me follow you down » avec le Band dans « The last waltz » : https://www.youtube.com/watch?v=jPd0EtQ_1Ck

Dernier travail de collaboration entre ces deux géants que sont Dylan et Scorsese, c’est le tout récent « Rolling Thunder revue : a Bob Dylan story » sorti en 2019…mais sur Netflix. Étonnante tournée que cette Rolling thunder, revue où Bob Dylan court les petites salles, enrôle ses copains et partenaires de passage, y compris des écrivains, une tournée, plutôt un échec commercial mais tellement ébouriffante. On y croise Pattie Smith et la violoniste Scarlet Rivera dont le talent n’est pas pour rien dans le succès de « Hurricane » sur l’album « Desiré ».

Référons nous ce qu’en dit le magazine « Rolling Stone » (l’article inclut la bande annonce) : https://www.rollingstone.fr/rolling-thunder-revue-chronique/

«  Don’t look back » de D.A. Pennebaker. 1967. 96 mn. Nous aurions sans doute du commencer par celui-là tant il a marqué les esprits. Et puis c’est l’occasion d’un salut au réalisateur qui nous a quittés en août dernier. On lui doit « Monterey Pop » (1968), « Jimmy plays Monterey », « Ziggy stardust and the spider from mars » (1973) sur un concert de David Bowie. Le film retrace la tournée de Bob Dylan au Royaume Uni en 1965 , celle du célèbre concert au Royal Albert Hall (mais en fait enregistré à Manchester). Joan Baez et Bob Dylan chantent encore ensemble mais sont sur le point de mettre un terme à leur relation de couple. Bob Dylan y rencontre le jeune Donovan. On y croise aussi le poète Allen Ginsberg de la Beat géneration, une rencontre fortuite entre une famille de gitans et le couple Baez Dylan. Mais surtout on assiste au célèbre clip du montage des panneaux sur l’interprétation de « Subterranean homesick blues ». : https://www.youtube.com/watch?v=MGxjIBEZvx0

Dylan et Donovan : https://www.youtube.com/watch?v=hgcDJon02sg

Dans la série des films sur Bob Dylan, il faut faire une place particulière au film de Todd Hazynes « I’m not there » sortie en 2007. Bien accueilli par la critique et primé à Venise, ce film de fiction bouscule les règles du biopic et nous présente un portrait éclaté de Dylan interprété par 6 acteurs différents (dont une femme, Cate Blanchett) chacun illustrant une des facettes de la personnalité complexe du chanteur. Une excellente bande son et de belles images. Le film utilise une quarantaine de titres de Bob Dylan interprétés par d’autres musiciens comme Calexico, Roger Mc Guinn (the byrds), Richie Havens, Sonic Youthe, Los Lobos, Charlotte gainsbourg (« Just like a woman »), Tom Verlaine, Ramblin’Jack Elliott et le Million dollar bashers, super groupe formé pour l’occasion et incluant Tom Verlaine.

L a bande d’annonce : https://www.youtube.com/watch?v=Kwt5acblYA8

Un extrait : https://www.youtube.com/watch?v=elVGCsB4-pE

D e « I’m not there » à la fiction il n’y a qu’un pas tant ce biopic tient plus de la fiction par son originalité que du documentaire. Avec « Pat Garrett and Billy the Kid » réalisé par Sam Peckinpah en 1973, nous sommes en pleine fiction, même si le film prend comme point de départ une histoire de l’ouest : le conflit entre le shérif Pat Garret et le bandit Billy the kid. Un vrai western, avec de belles bagarres, des tronches dignes d’un western spaghetti. Dylan y tient le rôle d’Alias, aux côtés de James Coburn (P. Garret) et Kris Kristofferson (Billy), le chanteur resté célèbre comme l’auteur du fameux « Me and Bobby McGee », immortalisé par Janis Joplin (et le Grateful Dead NDLC). Outre le fait d’occuper un rôle important dans le film, Bob Dylan est chargé de la bande originale dont le fameux « Knock’in on heaven’s door » qui fera l’objet de très nombreuses reprises.

« Knock’in on heaven’s door » en scène : https://www.youtube.com/watch?v=yjR7_U2u3sM

« My own love song » réalisé par le français Olivier Dahan (« La môme ») 2010. 1h45. Un joli film porté par le magnifique Forest Whitaker. Une ex chanteuse handicapée entreprend un voyage pour revoir son fils dont elle vit séparé, voyage au cours duquel elle composera une belle chanson d’amour. Bob Dylan compose une BO de qualité. Bande annonce (en vo) : https://www.youtube.com/watch?v=psYw_IvhbiU

« Hearts of Fire » de Richard Marquand et Scott Richardson. 1987. Ce film ne marquera pas l’histoire du cinéma. Bob Dylan y incarne une ancienne star de la chanson reconvertie dans l’élevage de poulets, qui se dispute sa petite amie, elle même chanteuse , avec un jeune premier. Le film est un bel échec commercial, rapidement retiré des salles.

Plus consistant « Masked and anonymous » ne fera pas l’objet d’une exploitation en salle et sortira directement en DVD. Ce film de Larry Charles (112mn. 2003) conte l’histoire d’un chanteur sorti de prison dans une Amérique post apocalyptique, et qui doit organiser un concert caritatif et pacifiste. Bob Dylan en coécrit le scénario et tient le rôle principal en plus de l’écriture de la bande son. La bande annonce mais en VO : https://www.youtube.com/watch?v=gPYOqs8kwLI&list=PLIbW0aQjCO19He7deD1cPO4UFCj7zLY9p

« Eat the document » est une curiosité. Réalisé en 1972 par Dylan lui-même encore sur la fameuse tournée britannique de 1966 avec le groupe The Hawks qui deviendra The Band, à partir des séquences tournées par P.A. Pennebaker. On y voit Dylan parlant came avec John Lennon, ou encore en duo avec Johnny Cash. Cette œuvre ne connaîtra ni sortie en salle, ni exploitation vidéo. Il n’est donc accessible qu’à partir de bandes clandestines. Pour les fans de Dylan exclusivement. Je ne peux pas faire mieux comme présentation que Blow up d’arte : https://www.arte.tv/fr/videos/072401-094-A/blow-up-vous-avez-vu-eat-the-document-de-bob-dylan/

Pour finir « Going electric » de James Mangold (réalisateur de « Walk the line », biopic sur Johnny Cash) n’est pas encore sorti. On y retrouve Timothée Chalamet dans le rôle du jeune Bob Dylan lors de son ascension et de son passage au rock. Pour la petite histoire Timothée Chalamet, acteur franco-américain en pleine révélation (plusieurs fois nominé) a passé toutes ses vacances chez ses grands-parents au Chambon sur Lignon. On attend avec impatience.

A bientôt.

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